Mais la critique, appliquée aux œuvres du passé, est nécessairement
historique. Pour exercer sa double fonction, d'analyse et de jugement,
elle doit sans cesse faire appel à l'histoire. L'analyse des œuvres
n'est possible que si on les rattache à des traditions de style qui les
expliquent en partie, à une technique générale souvent très différente
de la nôtre. Une des tâche principales de la critique est de refaire en
quelque sorte l'œuvre avec l'auteur lui-même. Comment y parvenir si l'on
ne se met pas d'abord dans l'état d'esprit et dans les habitudes
artistiques du temps ? Quant aux jugements, ils doivent prendre
fréquemment la forme de comparaisons, marquer en quoi un artiste
continue ceux qui le précèdent, annonce ceux qui le suivent, ou se
distingue des uns ou des autres. Même les jugements qui prétendent
déterminer sans considération de temps la valeur en quelque sorte
absolue des œuvres d'art, ou du moins de ce qui reste en elles de vivant
pour nous, même ces jugements qui se donnent pour purement esthétiques,
gagnent à être éclairés, sinon toujours confirmés, par les témoignages
des contemporains.
Paul-Marie Masson, L'Opéra de Rameau, M. Laurens Editeur, 1930 ; "Préface", p. 1.
mardi 2 février 2021
La Critique littéraire, artistique et musicale (II)
lundi 1 février 2021
La Critique littéraire, artistique et musicale (I)
Rien ne me paraît plus ridicule qu'un idéal en matière de critique.
Vouloir rapporter toutes les œuvres à une œuvre modèle, se demander si
tel livre remplit telles et telles conditions, est le comble de la
puérilité à mes yeux. Je ne puis comprendre cette rage de régenter les
tempéraments, de faire la leçon à l'esprit créateur. Une œuvre est
simplement une libre et haute manifestation d'une personnalité, et dès
lors je n'ai plus pour devoir que constater quelle est cette
personnalité. Qu'importe la foule ? J'ai là, entre les mains, un
individu ; je l'étudie pour lui-même, par curiosité scientifique. La
perfection à laquelle je tends est de donner à mes lecteurs l'anatomie
rigoureusement exacte du sujet qui m'a été soumis. Moi, j'aurai eu la
charge de pénétrer un organisme, de reconstruire un tempérament
d'artiste, d'analyser un cœur et une intelligence, selon ma nature ;
les lecteurs auront le droit d'admirer ou de blâmer selon la leur.
Émile Zola, "Germinie Lacerteux", in Le Salut public de Lyon, 23 Janvier 1865.
jeudi 8 octobre 2020
dimanche 23 septembre 2018
.... pour que le banal livre son secret
J. Rancière, L’inconscient esthétique, Galilée, Paris, 2001, p. 38.
lundi 3 septembre 2018
jeudi 26 juillet 2018
vendredi 6 juillet 2018
jeudi 5 juillet 2018
... comme c'est étrange...
mercredi 4 juillet 2018
lundi 2 juillet 2018
L'Intruse
dimanche 1 juillet 2018
Rêves
vendredi 8 juin 2018
Le Chat qui...
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Le chat qui connaissait Shakespeare, 10/18 n°2246
Le Chat qui connaissait un cardinal 10/18, n°2401
Le Chat qui déplaçait des montagnes, 10/18, n°2447
lundi 4 juin 2018
Karen Viggers, "La Mémoire des embruns"
Allégé de 200 ou 300 pages, débarrassé des scènes et des détails inutiles, le roman serait parfait, car il n’est pas mal écrit et possède un certain charme. Le problème n'est pas tant la longueur que le fait qu'une bonne partie de son contenu ne présente pas grand intérêt.
vendredi 11 mai 2018
Quand l'auteur se prend pour un de ses personnages...
Ayant inventé un personnage tout de bravoure et d'éclat, il a fini par se prendre pour lui et s'y est conformé jusqu'à la fin. C'est le personnage qui a appuyé sur la détente, non l'homme, et il faut prier pour l'homme.
Julien GREEN, La Bouteille à la mer - Journal 1972-1976, 1er octobre 1972.
dimanche 17 décembre 2017
L'Oeil dépoussiéré
mercredi 13 décembre 2017
"L'Enfer" de Clouzot
dimanche 29 octobre 2017
Exil
Jacques Abeille, Le Veilleur du jour.
mercredi 7 juin 2017
"What to draw and how to draw it", E. G. Lutz, 1913
lundi 24 avril 2017
"The Young Pope", Paolo Sorrentino, 2016
dimanche 9 avril 2017
L'Homonyme
L'homonyme, c'est le gars ou la fille que tu n'as jamais rencontré (e), mais qui par malchance porte le même nom et le même prénom que toi. Si tu te croyais unique, c'est râpé, mais ce n'est pas le pire : alors que tu as toujours fait très attention à ton image virtuelle afin de véhiculer des valeurs compatibles avec tes objectifs professionnels, l'homonyme, lui, ne s'est jamais embarrassé de ce genre de détails. Il vit sa vie et la partage généreusement avec son entourage via les réseaux sociaux, si bien que quand on tape ton nom à toi dans un moteur de recherches, le premier visage qui apparaît c'est le sien. Il n'est pas mal. Il sourit. Normal, il est en pleine teuf, le verre à la main. C'est un bambocheur ! Soyons honnêtes, il ne fait pas que cela. Il bronze sur la plage, tire la langue, joue à des jeux idiots, écoute de la musique ringarde.. Et il est plutôt courageux, car il trimballe son pack de bière jusque sur les pistes de ski... En le voyant s'épanouir sur la toile, tu as la curieuse sensation que toutes ses occupations n'ont qu'un seul objectif : ruiner ta crédibilité auprès de clients et d'employeurs potentiels. Et c'est bien le problème. Il abîme ton image seulement auprès de personnes qui ne te connaissent pas et qui ne vont pas aller faire de recherches poussées pour savoir si tu es bien le joyeux luron de la photo : ils viennent justement d'en voir assez pour ne pas avoir envie d'approfondir.
Le mal est sans remède. L'homonyme ne fait rien de répréhensible et il semble même très sympa. Il serait probablement ravi de trinquer avec toi s'il te croisait sur la poudreuse.
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"Il convient peut-être de nous fier aux rêves qui nous projettent au-delà de nos limites." Jacques ABEILLE, Les Barbares , 2011 ...
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Il mondo si è fermato per parlare d'amore.(*) Quand on commence à regarder cette série, on ne sait pas du to...
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Facture art déco et inspiration symboliste, l'œuvre est superbe. Il s'agit d'une gravure réalisée par Henry Chapro...










